Vrai ou faux?

Vrai ou faux?

Il y a plus de métiers à prédominance masculine qu'à prédominance féminine.

Réponse : Vrai

En 2005, on comptait 81 catégories d’emploi à prédominance masculine, comparativement à 33 catégories à prédominance féminine.1

Tous les «métiers de gars» demandent de la force physique.

Réponse : Faux

Beaucoup de métiers à prédominance masculine n’exigent pas ou peu de force physique. En voici quelques exemples : dessinateur en bâtiment, opérateur de traitement de l’eau et technicien en informatique.

 

Aujourd’hui, les entreprises sont équipées de machinerie et d’outils afin d’éviter que les travailleuses et les travailleurs se blessent en manipulant de lourdes charges. Cela profite donc à tout le monde et diminue les risques d’accident.

Plusieurs «métiers de filles» demandent d’avoir de la force physique.

Réponse : Vrai

Les éducatrices en garderie doivent soulever plusieurs fois par jour des enfants qui pèsent de 10 à 20 kilos. Les préposées aux bénéficiaires et les infirmières soulèvent et déplacent des personnes souvent plus lourdes qu’elles.

Les métiers et professions associés aux technologies de l’information et des communications ne sont pas intéressants pour les filles.

Réponse : Faux

Les carrières en technologies de l’information et des communications (TIC) touchent à tous les domaines tels les secteurs de la sécurité, de la santé, des arts, etc.

 

Ces carrières sont pour les personnes créatives, curieuses, qui aiment communiquer et travailler en équipe. Il y en a pour tous les goûts!

 

Tu veux en savoir plus sur ces métiers ?

Visite macarrieretechno.com.

Les garçons sont beaucoup plus habiles manuellement que les filles.

Réponse : Faux

Beaucoup de métiers à prédominance féminine exigent d'avoir de très bonnes habiletés manuelles. Il n'y a qu'à penser aux techniciennes de laboratoire médical, aux hygiénistes dentaires, aux coiffeuses et aux esthéticiennes.

Les filles sont plus douées que les garçons en science et en technologie.

Réponse : Faux

Il a été démontré qu'il n'y a pas de différence, les filles réussissent aussi bien que les garçons en sciences (chimie, physique, mathématique et biologie) et, ont autant de succès que les garçons dans les carrières scientifiques et technologiques. À preuve, elles se retrouvent en plus grand nombre que les garçons en physiothérapie, en médecine, en microbiologie, en soins infirmiers, etc.

 

Jette un coup d'oeil!

http://www.placepourtoi.ca/temoignages/temoignage-des-filles

Les métiers à prédominance masculine sont mieux rémunérés que ceux à prédominance féminine.

Réponse : Vrai

Cependant, certains métiers à prédominance féminine sont très bien payés et offrent de bonnes perspectives d'avenir. Les garçons, comme les filles, devraient donc élargir leurs horizons et explorer davantage ces professions.

 

Des sites à visiter :

Joboom, les carrières d'avenir 2012

Tout pour réussir

De nos jours, le travail des femmes est aussi reconnu que celui des hommes et leurs salaires sont égaux.

Réponse : Faux

En 2011, au Québec, le salaire hebdomadaire des femmes atteignait en moyenne 666,21 $, comparativement à 851,68 $ pour les hommes, soit une différence de 185,47 $!2

 

Au Québec, les femmes sont plus nombreuses à vivre dans des conditions économiques difficiles. Ce risque est plus élevé chez certains groupes de femmes, telles les femmes responsables d'une famille monoparentale, les femmes seules, âgées et moins instruites.3

En 2011, dans la région de Portneuf, les hommes gagnaient, en moyenne, 35 $ de plus par semaine que les femmes.

Réponse : Faux

Dans la région de Portneuf, le salaire annuel moyen des hommes était de 40 803 $ alors que celui des femmes, de 27 953 $.

 

Une différence de 12 850 $ par année ou 247 $ par semaine!4

Adoptée en 1996, la Loi sur l'équité salariale5 a permis de faire progresser la question des salaires. Elle stipule qu'à travail égal ou comparable, les employeurs doivent offrir un salaire égal.

Réponse : Vrai

Ça veut donc dire que Léa qui travaille comme soudeuse devrait gagner le même salaire que son collègue Léo qui est soudeur lui aussi.

 

Et, ça veut dire aussi, que dans une entreprise, l'emploi d'Émilie qui est secrétaire-réceptionniste est comparable à l'emploi d'Émile qui est machiniste et qu'ils devraient recevoir le même salaire.

 

Dans les faits, il reste du chemin à parcourir pour que les emplois à prédominance féminine soient aussi reconnus que les emplois à prédominance masculine, mais il faut reconnaître qu'il y a eu du progrès.

Références :

1 Source : BEEMAN, JENNIFER, La mixité au travail, un défi d’égalité : rapport de la Stratégie nationale pour en finir avec la division sexuelle du travail, Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail, 2011.

2 et 4 Source : INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC, Annuaire québécois des statistiques du travail, 2011.

3 Source : QUÉBEC. MINISTÈRE DE LA CULTURE, DES COMMUNICATIONS ET DE LA CONDITION FÉMININE. Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait : politique gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes. 2007.

5 Source : Commission sur l’équité salariale